Thursday, September 29, 2016

Aylan, collage

Aylan, collage sur acrylique, 17x12cm


Série "Orange" - les autres peintures

Deux des autres peintures de la série:

Série Orange "ovaries", acrylique sur toile,  70x90cm

Série Orange "Heterodoxy", acrylique sur toile, 47x55cm

Série "Orange" - suite

Voilà la petite dernière, acrylique sur toile 50cm x 40cm



Friday, July 15, 2016

14 Juillet 2016: meurtres sur la promenade des Anglais


 

Cette tristesse que je ressens pour ces gens fauchés et leurs familles, c'est de l'empathie, c'est une arme que les fous de dieu, quel que soit leur bord, n'ont pas, et c'est celle que nous devons tous utiliser, pour mettre fin aux divisions arbitraires entre humain, pour nous guider vers des solutions humaines et généreuses, loin du patriarcat, loin des divisions et des violences, qu'elles soient le fait de psychopathes, de religieux ou des appareils d'états.

Étendons notre empathie aux réfugiés qui ont quotidiennement souffert, et depuis des années, ce que nous soufrons maintenant; étendons notre empathie aux familles en France abandonnées par la solidarité nationale; empathie pour ces gens qui ont peur de l'autre et se réfugient dans l'exclusion; empathie encore pour ces canots de sauvetage qui sombrent chaque nuit.

Prenons quelques minutes pour voir le monde avec les yeux de l'autre, avec ceux du tueur, avec ceux des victimes où qu'elles soient, avec ceux des politiques qui s'acharnent à rester au pouvoir, avec ceux des enfants qui grandissent et qui nous demanderont: dans quel état est ce monde que tu m'as légué!

L'empathie nous différencie de ceux qui, intégristes suicidaires, catholiques aveugles, chemises brunes de l'exclusion, libertaires individualistes, prônent le repli et la haine de l'autre: l'autre, c'est une version de soi-même, quelqu'un que nous aurions pu devenir si notre environnement avait été autres, nos circonstances différentes. L'empathie nous inclus depuis le coeur de nos vies, où elle prend racine: nous pensons à l'autre et projetons nos malheurs et "malêtres" sur eux dans un premier temps: les haïr alors, c'est que nous nous détestons nous-mêmes. Puis, ce petit enfant noyé, cadavre salé et froid au petit matin sur du sable humide, est un "fils de": recouvert des larmes de ses parents, noyé dans l'amour il y avait encore quelques jours. Puis, cet homme au regard défiant, à XXMille, n'est pas un voleur de pain, mais un réfugié, rescapé d'atrocités, un médecin, ou un peintre en bâtiment, qui veut vivre en paix, comme nous tous. Puis, nous mêmes,  quel bien pouvons-nous nous faire en ce temps où les valeurs qui nous unissent, la fraternité, la liberté et l'égalité, sont rongés par les exclusions, nos égoïsmes et nos sentiments d'impuissances? Aux armes citoyens: l'empathie est ton arme absolue, ton champ d'action c'est autour de toi jusqu'aux confins du globe!




Saturday, May 14, 2016

"Dead Drops" in Mézel, France

Mon installation "Dead Drop Mézel" est la première dead drop dans les Alpes de Haute-Provence, et la 9ième sur PACA. 

Crée par Aram Bartholl, artiste alors en résidence à New York City à l'institut EYEBEAM en 2010, les « dead drops » ("boite aux lettres morte") sont une façon complètement anonyme de partager des fichiers, dans l'espace public. Le terme provient du monde des « agents secrets » qui décrivent ainsi une cache partagée par deux agents afin d'échanger des informations, sous forme de microfilms par exemple. De 5 clefs USB (le support de mémoire pour les fichiers) au départ de son initiative, il en existe maintenant environ 1 700 de part le monde.
 
Dans mon travail, qui veut à présent explorer les frontières entre espace numérique et espace du réel, cette installation s'interroge sur le profil « privé » et l'idée, naturelle, de partage. Un profil privé est un oxymore, extension de nos vies en société, car créer un profil revient à vouloir se montrer, en restreindre son partage c'est se cacher et savoir que les autres font de même. Dans le monde d'internet, partager du « virtuel » est un assaut de la notion de propriété : création des « licences libres » (creative commons), qui permettent à tout à chacun de donner aux autres les fruits de son travail . Finalement, le profil privé doit trouver des voies d'émancipation de la surveillance (espionnage) des entreprises et des gouvernements – saviez-vous que toutes vos informations facebook, celles transitant via google etc. sont observées par le gouvernement américain ? Que la législation française de protection de la vie privée ne s'applique pas ? Pendant combien de temps encore internet sera-t-il un espace libre, bulle d'oxygène dans un monde de plus en plus brun ?

Les « dead drops » illustrent un îlot fragile de liberté et d'échange, un crieur virtuel, loin des regards ; le « privé » est devenu anonyme ou collectif ou au bon vouloir de l'utilisateur de la cache, et la clef, un espace de partage sans flicage, une actualisation physique de « dropBox » et autres plate-formes de partage. La boite de Mézel est ouverte aux quatre vents : qui participera, échangera ou découvrira ce que la boite de Mézel contient?

 
 

For the "Art de Mai" initiative (art in May, sponsored by the local authorities of the Alpes de Haute Provence), I installed a "dead drop" in Mézel.

A "dead drop" is an espionnage (spy) term: a hidden place where operatives can swap files, such as microfilms. The idea was adapted by Aram Bartholl in 2010 for this peculiar peer-to-peer sharing. The whole story: